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UNIVERSITE : LE CASSE-TETE DES CRITERES D'ENTREE

Avec 39 700 candidats supplémentaires en enseignement supérieur, 3 000 bacheliers sans affectation, 60 % d'échec en première année de licence et seulement 6 % de réussite en licence, l'université a des challenges à relever. Emmanuel Macron l'a promis. L'enseignement supérieur doit en finir avec le tirage au sort et instaurer des prérequis.

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, dresse des premières hypothèses quant aux critères de sélection : notes du lycéen, motivation, ou encore engagement en dehors du lycée. La filière Staps est particulièrement concernée avec près de 30 000 postulants pour seulement 16 000 places tirées au sort. Pour les doyens, "il serait nécessaire d'évaluer les compétences scientifiques, littéraires et sportives mais aussi les engagements associatifs des candidats [...] pour donner de véritables chances de réussite aux étudiants [...] alors qu'à peine quatre sur dix passent actuellement le cap de la première année". Avec le risque d'instaurer une forme de sélection sociale, écartant les moins armés sur le plan scolaire mais également ceux qui n'auraient eu l'opportunité d'acquérir des compétences en dehors de l'école. Quant aux responsables des filières, ils prônent la liberté laissée à chaque établissement dans la définition des critères d'entrée puisque "certaines licences ont des colorations différentes d'un territoire à l'autre".

Mais l'instauration des prérequis sera-elle suffisante ?
L'ensemble de la communauté universitaire semble unanime : ils "ne pourront résoudre la question du nombre de places à augmenter, sauf à exclure des bataillons de bacheliers de l'enseignement supérieur". Un pic est annoncé l'an prochain puisque les bacheliers nés du baby-boom de l'an 2000 qui arriveront sur les bancs universitaires.

Le gouvernement a bien promis une hausse du budget de 700 millions d'euros pour 2018.

Dans un rapport, Terra Nova propose de se tourner vers une réorganisation des rythmes universitaires et une réelle individualisation des parcours universitaires : possibilité de préparer la licence en 3-4 ou 5 ans, suivre des modules de remise à niveau...

Actuellement conçus pour "un profil type d'étudiant, à temps plein, destiné à avancer rapidement dans ses apprentissages", ce profil ne serait plus la norme. D'une part parce que "plus de 40 % des étudiants travaillent en parallèle de leurs études". Et qu'au-delà de 12 heures de travail par semaine, il est prouvé que le résultat aux examens en pâti. D'autre part car de plus en plus de bacheliers arrivent d'autres filières que les générales. Actuellement présentés comme les naufragés de l'APB, les bacs technologiques et professionnels sont de plus en plus nombreux à se présenter aux portes de l'université. Terra Nova propose à ceux qui ne satisferaient pas aux prérequis à l'entrée à l'université, des "unités d'enseignements" (UE). Destinées à les remettre à niveau, ils seraient mieux armés pour réussir dans le cursus universitaire. Ce qui permettrait de "garder des universités largement ouvertes à tous".

- Etudes supérieures : rythmes subis, rythmes choisis. Terra Nova, rapport (sept 2017): http://tnova.fr/rapports/etudes-superieures-rythmes-subis-rythmes-choisis

Source :
Le Monde, 12/09/17 ; Les Echos, 16/09/17 ; Ouest-France, 18/09/17

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