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QUELLES ETUDES FAUT-IL FAIRE POUR DEVENIR POLICIER ?

Mal-aimés, agressés, abandonnés, les policiers français en ont ras-le-bol et ils le font savoir depuis plusieurs jours. En attendant leur rencontre avec François Hollande mercredi, on s’est demandés ce qu’il fallait faire comme études pour bosser dans la police.

Rappelons déjà la différence entre gendarmerie et police. Les premiers sont des militaires, affectés au maintien de l’ordre en milieu rural, quand les seconds sont des fonctionnaires qui dépendent du ministère de l’Intérieur et bossent plutôt en ville. Si les gendarmes sont aussi sous pression depuis l’instauration de l’état d’urgence, c’est du côté des policiers que la coupe est pleine. Les policiers ont manifesté à plusieurs reprises la semaine dernière pour dénoncer le manque de moyens et de soutien de leur hiérarchie. Du coup, cela nous a donné envie de savoir comment ils étaient recrutés et formés.
En fait, il existe plusieurs processus de sélection selon le niveau d’études : un pour les adjoints de sécurité (sans diplôme), un pour les gardiens de la paix (niveau bac), un pour les officiers de police (niveau licence) et un pour les commissaires (niveau master). Même si des évolutions professionnelles sont possibles au fil du temps et des concours internes, une partie des commissaires nouvellement nommés sortent à peine des études supérieures !
Dans tous les cas, pour passer les sélections : il faut avoir plus de 18 ans (et moins de 35 ans - sauf dérogations), être de nationalité française, avoir un casier judiciaire vierge (en tout cas ne comportant pas de mentions incompatibles avec l'exercice des fonctions envisagées), jouir de ses droits civiques, avoir fait sa JAPD et être apte physiquement au service. A noter qu’il faut aussi posséder le Permis B pour être titularisé dans les services actifs de la police nationale.

1. Adjoint de sécurité : L’adjoint de sécurité ou ADS est un contractuel de droit public, engagé pour un contrat de 3 ans (renouvelable une fois). Il assiste les policiers dans leurs missions et peut suivre une formation pour passer le concours de gardien de la paix. S’il ne le réussit pas à la fin de son contrat, il peut aussi se tourner vers les métiers de la sécurité privée après une validation de ses acquis.
Etudes préalables : aucun diplôme n’est exigé.
Sélection : dossier écrit de candidature à déposer, journée de tests psychotechniques et physiques et entretien de motivation devant une commission.
Formation : Un module de 14 semaines de formation rémunéré est organisé (12 semaines en école de police et 2 en stage).
Salaire : 1.316 euros nets en Ile-de-France, 1.242 euros nets dans les autres régions.

2. Gardien de la paix : Fonctionnaire de police, le gardien de la paix peut être affecté sur une vaste palette de missions (Brigade Anti-Criminalité, CRS, secours en montagne, police judiciaire, etc). Il peut évoluer professionnellement au fil du temps et atteindre les grades de brigadier, brigadier-chef ou major, voire d’officier de police en passant un concours interne.
Etudes préalables : Il faut avoir le bac, peu importe la filière (même s'il existe un bac pro Métiers de la sécurité), pour se présenter au concours. Celui-ci est de plus en plus sélectif, et de nombreux candidats ont en réalité un bac+2, voire bac+3.
Sélection : 3 concours sont ouverts (un en Outre-mer, un avec affectation en Ile-de-France et un avec affectation sur l’ensemble du territoire métropolitain). Ils sont constitués d’épreuves écrites d’admissibilité (étude de texte, QCM de culture générale, tests psychotechniques), de tests physiques, et de plusieurs épreuves d’admission (langue, gestion du stress, mise en situation, entretien avec un jury...).
Formation : 12 mois de formation dans l’une des 15 écoles nationales de police avec des périodes de stage sur le terrain.
Salaire : Environ 1.870 € nets pour un gardien de la paix débutant et jusqu’à 3.000 € nets pour un major.

3. Officier de police : Fonctionnaire de police appartenant au corps d’encadrement, il ou elle pourra se voir confier le commandement de certaines unités, notamment en sécurité publique, en police judiciaire, en compagnie républicaine de sécurité, en police aux frontières, à la direction du renseignement intérieur...
L’officier de police démarre en étant lieutenant de police et peut terminer sa carrière en tant que commandant de police (ou commissaire, s’il passe le concours interne).
Etudes préalables : Il faut avoir une licence, de préférence en droit.
Sélection : Un concours externe national est organisé chaque année avec plusieurs épreuves écrites d’admissibilité (culture générale, études de cas pratique, QCM sur l’actualité, QCM de droit administratif, épreuve de droit/procédure pénale). Il est suivi d’épreuves physiques, puis de tests psychotechniques, d’épreuves de mise en situation, de gestion du stress, de langue et un entretien avec un jury. Un concours interne est aussi ouvert aux fonctionnaires, après 4 ans de service. Une cinquantaine de postes au total sont ouverts chaque année.
Formation : D’une durée de 18 mois (rémunérés), la scolarité alterne entre formation à l’école nationale supérieure de la police à Cannes-Ecluse (77) et périodes de stages.
Salaire : De 2.250€ nets en début de carrière à 3.800 € nets pour un commandant de police.

4. Commissaire de police : Les commissaires de police dirigent un service de la police nationale (commissariat, service de police judiciaire ou de renseignement, école de police, etc) et l’ensemble des personnels qui y sont affectés.
Etudes préalables : Un master 2 est exigé pour pouvoir se présenter au concours externe (sauf dérogations). Et mieux vaut avoir suivi des études de droit ou être passé par un Institut d’Etudes Politiques.
Sélection : Un concours externe est organisé chaque année avec une vingtaine de places ouvertes. Épreuves d’admissibilité écrites (culture générale, QCM, résolution d’un cas pratique, deux compositions de droit) suivies de tests physiques et psychotechniques. Place ensuite aux épreuves d’admission (gestion du stress, mise en situation individuelle, mise en situation collective, entretien avec un jury, oral de langue). Les candidats ne peuvent se présenter au concours que 3 fois. Un concours interne avec une poignée de places est aussi ouvert aux fonctionnaires après 4 ans de service.
Formation : D’une durée de 22 mois (rémunérés), la scolarité alterne formation en école à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (69) et périodes de stages.
Salaire : Une fois titularisé, le commissaire de police gagne environ 3.000€ nets en début de carrière, et jusqu’à 7.000€ nets pour un commissaire divisionnaire.

5. Police scientifique : Si les empreintes et l’ADN vous fascinent, il est aussi possible de se spécialiser et de travailler au sein de la police technique et scientifique (PTS). Plusieurs voies d’accès existent selon le niveau de diplôme : agent spécialisé de la PTS (après un CAP/BEP), technicien de la PTS (après un DUT/BTS scientifique) et ingénieur de la PTS (après un diplôme d’ingénieur). Là aussi, des concours spécifiques sont organisés et les candidats retenus suivent ensuite une période de formation rémunérée dans les écoles de Nîmes et Ecully.
Enfin, sachez que la police nationale recrute ses propres agents administratifs et techniques. Donc il est possible de travailler dans la police sans être sur le “terrain”.
Une fois titulaires, les jeunes recrues s’engage à travailler pour la police nationale plusieurs années (4 ans pour un gardien de la paix, 5 ans pour un officier, 7 ans pour un commissaire...). Une manière de compenser la gratuité de leur formation pendant laquelle ils sont même rémunérés (entre 1.300 et 1.400 € nets par mois).
Source : diverses

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